Villes de Printemps, d’Eté, d’Automne, d’Hiver, Arcachon se décline aux couleurs des quatre saisons et se conjugue à tous les temps. Bleu, jaune, vert et rouge se mélangent sous les pinceaux des artistes : les quartiers se dessinent, à chacun sa saison, ses gens, son histoire, son patrimoine. Quatre villes en une. De janvier à décembre, Arcachon offre quatre visages, un par ville dénommée selon chacune des saisons.

Arcachon, station balnéaire au bord du Bassin d’Arcachon, est née de l’air marin, des senteurs des pins, du train et du trait de génie de financiers du XIXème siècle : les frères Pereire. Dès le printemps 1862, avenues et allées sont tracées, casino et villas sortent de sable.

Arcachon, c'est aussi son quartier du Moulleau, un village dans la ville.

 

Et si l'on prenait le petit train de promenade touristique pour visiter la ville ? Si vous êtes d'accord, alors en voiture !

Petit train pour visiter Arcachon, Bassin d'Arcachon
Petit train pour visiter Arcachon

La "Ville de Printemps"

Jetée de la Chapelle, le Bassin et le ballet des mouettes à Arcachon, Bassin d'Arcachon
La jetée de la Chapelle, le Bassin et le ballet des mouettes à Arcachon (Bassin d'Arcachon)

La Ville de Printemps, c'est :

- Le quartier de la Chapelle avec sa jetée de la Chapelle, la Basilique Notre Dame et sa Chapelle des Marins, ses belles villas anciennes et célèbres du bord de mer (villa L’Alma, St Yves, l’hôtel St Christaud)... quartier chargé d’histoire puisque l’Empereur Napoléon III aimait à y séjourner.

Le quartier de la Chapelle était le lieu de villas princières, de bateaux somptueux : un ponton privé permettait aux riches et aux puissants de passer de l'un à l'autre en toute discrétion et sans se mêler au peuple de pêcheurs puant la rogue et le poisson. Des régates opposaient tous les jours à la belle saison les maîtres de ces splendides bateaux de course.

Au XIXème et début XXème siècles, très peu de propriétaires de ces villas magnifiques ont résisté à l’attrait de les faire photographier sur cartes postales. C’est un genre particulier de cartes postales : la carte de propriétaire. On y montre "l'objet", la maison, la villa de rêve ou bien on se met en scène dans le jardin.

Le front de mer entre la Chapelle et le parc Pereire offrait quelques années après la création de la ville, un panorama de villas somptueuses, rivalisant de richesse et d'élégance et parfois aussi d'ostentation. Il reste des traces de cette splendeur, notamment des photographies de Derode, prises au tout début des années 1870, vers 1872. 

- Le Parc Pereire et les Abatilles est un quartier résidentiel au cœur de la pinède. Construite au milieu d’un parc arboré, la Ville de Printemps a su préserver espaces verts et douceur de vivre. Les maisons de style côtoient les sites naturels ; ici, urbanisme rime avec environnement. Le plus bel exemple en est le Parc Pereire, propice aux promenades et à la détente. La pinède s’étend jusqu’au bord du Bassin d’Arcachon pour former la plage Pereire : une étendue de sable fin bordée d’une longue promenade piétonne et d’un jardin maritime verdoyant, idéale pour les amateurs de bains d’ombre et les fervents des bains de soleil. Emile Péreire y avait érigé une vaste villa dans un parc qui porte aujourd’hui encore son nom. "Les Ecuries Péreire", surmontées d’une superbe horloge, sont l’un des rares témoignages qui subsistent de cette vaste villa.

Le front de mer et sa Jetée de la Chapelle

Arcachon en Ville de Printemps : le front de mer avec la jetée de la Chapelle et le Bassin d'Arcachon
Arcachon en "Ville de Printemps" : le front de mer avec la Jetée de la Chapelle et le Bassin d'Arcachon

La Jetée de la Chapelle a une bien longue histoire. De la Jetée de la Chapelle, on peut encore admirer certaines anciennes et magnifiques villas. La villa "l'Alma" dont l'Empereur Napoléon III fut l'hôte prestigieux se trouve en première ligne sur la jetée et sur le Bassin.

En 1902, la jetée de la Chapelle ne comportait que quatre croisillons et un escalier. Elle était très rudimentaire dans sa version d'origine. Par la suite, vers 1905, la jetée s'est modernisée : lampadaires, structure plus résistante. Les touristes y étaient fiers de poser pour quelques photos afin d’immortaliser ce moment.

Si l’on regarde vers côté direction Casino d’Arcachon, on reconnaît la villa "Saint-Yves" et sa tourelle. Devant la villa, on parle du "Trou Saint-Yves" car, à cet endroit, le Bassin y est très profond. C'est le paradis des clubs de plongée.

 

La Croix des Marins

La Croix des Marins à Arcachon , Ville de Printemps, Bassin d'Arcachon
La Croix des Marins à Arcachon, "Ville de Printemps"

La Croix des Marins se situe en Ville de Printemps.

Du parvis de la Basilique Notre-Dame, face à la mer, on aperçoit la Croix des Marins dressée en 1902. Elle fut plusieurs fois endommagée ou détruite mais toujours réparée.

La croix actuelle est la copie identique faite en 1980 de celle de 1902 qui avait été abattue accidentellement. Déjà en 1722, une croix rustique de bois rouge s’élevait à cet emplacement.

Autrefois, il était d'usage quand les chalutiers ou les vapeurs quittaient le port, de saluer au passage de trois coups de corne ou de sirène pour demander la protection de Marie. A leur retour, s'ils avaient réussi à rentrer au port sans encombre, ils venaient la remercier.

La Croix des Marins est dans le prolongement de l'Allée de la Chapelle avec l'Eglise Notre-Dame dans l'alignement.

La Basilique Notre Dame et sa Chapelle des Marins

La Basilique Notre Dame vue depuis la Jetée de la Chapelle, Arcachon en Ville de Printemps, Bassin d'Arcachon
La Basilique Notre Dame vue depuis la Jetée de la Chapelle, Arcachon en "Ville de Printemps"

La Basilique Notre-Dame et La Chapelle des Marins se situe en Ville de Printemps à Arcachon.

Coeur spirituel de la ville, la Basilique Notre-Dame abrite, depuis 1856, la Chapelle des Marins et la Statue de la Vierge à l'Enfant que le moine Thomas Illyricus découvrit sur la plage d'Arcachon en 1519. L'histoire est belle, et a traversé les siècles :

Le Sanctuaire de Notre-Dame d'Arcachon a été fondé par un franciscain, le Père Thomas Illyricus. Ce bon religieux était né en Illyrie, sur les bords de l'Adriatique, d'où son nom d'Illyricus. Il vint en France où il fit, de 1516 à 1522, des tournées apostoliques, prêchant avec une ardeur enflammée et une éloquence entraînante. Afin de se reposer de ses travaux et des épreuves qui l'avaient accablé, le Bienheureux se retire pendant plusieurs années, dans la solitude de la forêt d'Arcachon. Un jour qu'il était au bord de la mer, il vit deux vaisseaux désemparés au milieu d'une furieuse tempête et prêts à sombrer dans les brisants. Le pieux solitaire se jeta alors à genoux, traça sur le sable le signe de la croix et invoqua Dieu pour tous ces infortunés marins. Sa prière fut exaucée, la mer se calma et les deux navires purent regagner le large. Ils étaient sauvés ! Le serviteur de Dieu était encore sur le rivage, bénissant le ciel de la grâce obtenue, quand il aperçut une statue de la Sainte-Vierge que les flots venaient de déposer à ses pieds. C'est la statue de la Vierge que l'on vénère aujourd'hui. Telle est l'histoire de l'origine du sanctuaire de Notre-Dame d'Arcachon, berceau de la future cité d'Arcachon, dont le centenaire de l'érection en commune a été fêté en 1957, et qui justifie bien ainsi sa devise : "Heri Solitudo, hodie Civitas" (hier Solitude, aujourd'hui Cité). Le 16 janvier 1624, la chapelle Thomas Illyricus fut renversée par la tempête. Une seconde fut ensevelie sous le sable en 1721. Enfin une troisième fut élevée en 1722. C'est la chapelle actuelle dite "Chapelle des Marins" vers laquelle affluèrent de toute part les pélerinages et autour de laquelle s'élève la ville d'Arcachon. Pendant la révolution, la chapelle de Notre-Dame d'Arcachon ne fut pas aliénée; on ne toucha pas à la statue miraculeuse mais ses divers meubles, ornements... furent enlevés et vendus. Même au cours de la terreur (1793), on y célébra l'Annonciation, la grande fête annuelle de la Paroisse, sous la protection de la Garde Nationale de La Teste. Aujourd'hui, la Chapelle des Marins attire les regards des plus pieux visiteurs et les dispose à la prière par son atmosphère pleine de recueillement. Sur ses murs ou ses grilles, de nombreux ex-voto dont le plus ancien date de 1770, témoignent des précieuses grâces accordées. "La chapelle eut à souffrir des intempéries mais aussi des injures des hommes : une mise à sac par des pirates anglais au XVIème siècle, un pillage par des bandits de grands chemins en mars 1789, un incendie criminel le 8 janvier 1986". Heureusement sa statue fut préservée des flammes

L'église Notre-Dame d'Arcachon, qui devint basilique par la volonté du pape Pie XII, dut à son tour être agrandie en 1883.

Le premier curé qui reçu la charge d'y officier fut l'abbé Mouls. Il fut un personnage controversé. Erudit et attachant pour les uns (il créa la Société Scientifique d'Arcachon en 1863, et mit également en lumière le rôle que joua Guillaume Desbiey dans les travaux de fixation des dunes face à la gloire alors sans partage de Nicolas Brémontier), il apparut comme un individu détestable à d'autres, qui l'accusèrent de passer son temps à semer la discorde pour servir ses propres intérêts. Toujours est-il que l'évêché décida d'écarter cette personnalité ambiguë de l'église Notre-Dame et de sa paroisse en 1869.

grâce à la diligence des Monuments Historiques, des Bâtiments de France et de la Mairie, la chapelle a été merveilleusement reconstruite et inaugurée le 25 mars 1987, jour de la fête patronale.

La basilique Notre-Dame et la Chapelle des Marins sont honorées chaque 25 mars, jour de l'Annonciation. Fidèles à la tradition, de nombreux marins continuent tous les ans à demander protection à la Vierge et à l'Enfant.

La "Prière à Notre Dame d’Arcachon" :

"O Notre Dame d’Arcachon, ma Mère et ma Souveraine, avec quel bonheur je me prosterne à vos pieds ! Nul ne peut dire les prodiges que vous opérez chaque jour en faveur des âmes qui Vous invoquent ; aussi, quelle confiance, quel amour animent tous vos enfants ! Etoile de la Mer, guidez le matelot sur l’abîme et conduisez-le au port ; Secours des Chrétiens, préservez les familles, protégez les enfants ; Cause de notre joie, consolez ceux qui pleurent. La tendre sollicitude de Votre Cœur Maternel veille sur les justes pour les soutenir, sur les pécheurs pour les convertir, sur les prêtres pour les fortifier, sur les fidèles pour les sauver, sur les parents pour les éclairer, sur les enfants pour les conserver innocents, les garder, les diriger dans la vie. De Votre Trône sacré tout couvert des symboles de nos cœurs, soyez toujours la Mère de la Grâce Divine et la Dispensatrice des Biens Eternels ! Malgré mon indignité, j’ose Vous demander ma part à Vos innombrables bienfaits, Vous m’exhausserez, ô Notre Dame d’Arcachon, afin que la Gloire de Votre Nom resplendisse du plus vif éclat pour les siècles et les siècles. Amen. "

 

L'hôtel "St Christaud"

L'hôtel "St Christaud" en Ville de Printemps à Arcachon, Bassin d'Arcachon
L'hôtel "St Christaud" en "Ville de Printemps" à Arcachon

L’hôtel "St Christaud" est un hôtel-restaurant de charme du XIXème siècle se trouve allée de La Chapelle.

Le romancier français, Pierre Benoît (1886-1962) loua en 1927 au bord du Bassin. On dit qu'il prenait ses repas à l'hôtel "St Christaud".

A cette époque, sur de vieilles cartes postales le représentant, on pouvait lire : "Cuisine bourgeoise renommée, tout confort, près de la plage et de la forêt".

 

La villa "St Yves"

La villa St Yves en Ville de Printemps à Arcachon, Bassin d'Arcachon
La villa "St Yves" en "Ville de Printemps" à Arcachon

La villa "Saint Yves" se situe en Ville de Printemps, boulevard de la Plage.

Elle a été construite pour le Prince de Broglie vers 1910. A noter, les dimensions de la chambre de la princesse: 11.55 m x 5 m, une vraie salle de bal !

La villa donne directement sur le Bassin et, à cet endroit, on parle du "Trou de Saint-Yves" car le Bassin y est très profond (c'est le paradis des clubs de plongée et un endroit réputé pour la pêche).

La tourelle de la villa est si caractéristique qu'on l'aperçoit de loin.

C’est une des plus belles villas anciennes du front de mer.

 

La villa "St Louis"

La villa "St Louis" en Ville de Printemps à Arcachon, Bassin d'Arcachon
La villa "St Louis" en "Ville de Printemps" à Arcachon

La villa "St Louis" se situe en Ville de Printemps, allée Sainte-Marie. Cette ancienne pension de famille réputée était immense.

L'harmonie de son architecture d'origine a été bien respectée.

Elle est l'oeuvre de l'architecte Marcel Ormières en 1883 (comme indiqué sur le blason en haut du pignon de sa façade). La villa "St Louis" possède un immense terrain. 

 

La villa "L'Alma"

La villa "L'Alma" en "Ville de Printemps" à Arcachon
La villa "L'Alma" en "Ville de Printemps" à Arcachon

La villa "L'Alma" qui se trouve en première ligne du Bassin fut la propriété de la Maréchale de Saint Arnault, la veuve d'un chef de guerre de l'empereur Napoléon III, d'où elle a régné pendant 50 ans sur la trépidante vie mondaine d'Arcachon. L'Empereur Napoléon III y fut d’ailleurs l'hôte prestigieux.

 

La villa "L'Alma" en "Ville de Printemps" à Arcachon, vue depuis la Jetée des Marins, Bassin d'Arcachon
La villa "L'Alma" en "Ville de Printemps" à Arcachon (vue depuis la Jetée des Marins)

Les anciennes écuries du parc Péreire

L'horloge des anciennes écuries de Péreire à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)
L'horloge des anciennes écuries de Péreire à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)

Emile Péreire avait érigé à Péreire une vaste villa dans le parc qui porte aujourd’hui encore son nom. "Les Ecuries Péreire", surmontées d’une superbe horloge, sont l’un des rares témoignages qui subsistent de cette vaste villa.

La plage Péreire et sa promenade en front de mer

La plage Péreire et le Bassin à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)
La plage Péreire et le Bassin à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)
La plage Péreire et le Bassin à marée basse à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)
La plage Péreire et le Bassin à marée basse à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)
La plage Péreire depuis la promenade du front de mer à Arcachon, le Bassin et à l'horizon le phare du Cap Ferret, Bassin d'Arcachon (33)
La plage Péreire depuis la promenade du front de mer à Arcachon, le Bassin et à l'horizon le phare du Cap Ferret, Bassin d'Arcachon (33)
La promenade en front de mer de la plage Péreire à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)
La promenade en front de mer de la plage Péreire à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)
La promenade en front de mer de la plage Péreire à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)
La promenade en front de mer de la plage Péreire à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)
Coquilles de coque, plume et salade de mer sur la plage Péreire à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)
Coquilles de coque, plume et salade de mer sur la plage Péreire à Arcachon, Bassin d'Arcachon (33)

Quelques belles villas du front de mer au quartier Péreire

La "Ville d'Ete"

Arcachon, "Ville d'Eté", le Palais des Congrès en front de mer et le dôme du Casino de la Plage en fond, Bassin d'Arcachon
Arcachon, "Ville d'Eté", le Palais des Congrès en front de mer et le dôme du Casino de la Plage en fond (photo prise en janvier)

La Ville d’Eté est une tradition balnéaire. Centre ville et front de mer, Arcachon ne faillit pas à la tradition balnéaire. Sa plage, rendue célèbre dès le XIXème siècle avec la nouvelle mode des bains de mer par l’impératrice Eugénie, prend ses couleurs d’été : les tentes bleues et blanches se dressent sur le sable, les clubs de plage réapparaissent pour le bonheur des enfants, le va-et-vient incessant des pinasses-promenades s’accélère, les terrasses des cafés et des restaurants s’élargissent et sous leurs parasols, on savoure un plateau de fruits de mer.

Trois jetées, Thiers, Eyrac et Legallais, ponctuent le boulevard-promenade du front de mer, véritable croisette de l'Atlantique. C’est au delà de cette avenue que se situe le cœur de la ville d’Arcachon, avec son marché, étal de couleurs et de senteurs, son centre administratif, ses places et ses rues piétonnes, ses boutiques et ses magasins chics...

La plage et le front de mer

Le Carrousel 1900 à la jetée d'Eyrac

Le Carrousel 1900 à la jetée d'Eyrac à Arcachon, "Ville d'Eté, Bassin d'Arcachon
Le Carrousel 1900 à la jetée d'Eyrac à Arcachon, "Ville d'Eté (photo prise en février)

Installé à la jetée d'Eyrac en ville d’Eté à Arcachon, ce prestigieux Carrousel 1900 attend les enfants. Pour les parents, de quoi éveiller la nostalgie de chevaux de bois de leur enfance.

Le Bassin vu depuis le front de mer

La "Ville d'Automne"

Arcachon, "Ville d'Automne" et son petit port de l'Aiguillon, cabanes et bateaux, Bassin d'Arcachon
Arcachon, "Ville d'Automne" et son petit port de l'Aiguillon, cabanes et bateaux

La Ville d’Automne, c’est l’Aiguillon Saint Ferdinand, un quartier pittoresque à vocation maritime. L’Aiguillon a conservé au fil du temps son identité d’ancien petit village de pêcheurs ; un quartier typique de maisons basses aux toits de tuiles rouges et au volets de couleurs vives. La statue du sacré cœur de Saint Ferdinand, avec ses 42 m de haut, semble protéger à la fois la ville d’automne et les marins qui quittent le port d’Arcachon, site privilégié pour la pêche et la plaisance.

Malgré son étendue (elle s'étend du Château Deganne ou Casino de la Plage au bassin de La Teste), c'est autour du port de pêche et de plaisance que la Ville d'Automne a pris forme.

Dans le quartier de l'Aiguillon, le coeur tourné vers le port, s'élève l'église Saint-Ferdinand. Achevée en 1855, elle devint rapidement trop petite pour accueillir les nombreux fidèles. C'est donc en 1900 qu'elle fut remplacée par une nouvelle église de style roman mais sans la présence de son clocher actuel, faute d'argent. Ce n'est qu'en 1927, qu'elle fut surmontée de la statue du Sacré-Coeur, oeuvre d'Edmond Chrétien.

Théâtre de nombreuses manifestations nautiques, Arcachon devient aussi le port d'attache de nombreux skippers dont Titouan Lamazou, Raphael Dinelli, Yves Parlier...

Le petit port de l'Aiguillon

Le port de plaisance, le port de pêche et sa criée

L'église Saint Ferdinand

Arcachon, "Ville d'Automne", l'église Saint Ferdinand vue depuis le port de plaisance, Bassin d'Arcachon
Arcachon, "Ville d'Automne", l'église Saint Ferdinand vue depuis le port de plaisance

Côté Bassin d'Arcachon

Arcachon, "Ville d'Automne", le Bassin et les cabanes tanchquées de l'Ile aux Oiseaux à l'horizon vues depuis la plage, Bassin d'Arcachon
Arcachon, "Ville d'Automne", le Bassin et les cabanes tanchquées de l'Ile aux Oiseaux à l'horizon vues depuis la plage

Au gré des rues

La "Ville d’Hiver"

En parcourant la Ville d’Hiver, on peut admirer une mosaïque de villas du second empire, l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III ayant mis à la mode les bains de mer à Arcachon.

"Chaque villa est un théâtre imaginaire d’un instant de vie".

Au cœur de la Ville d’Hiver, la place des Palmiers et son kiosque à musique.

Sur la hauteur, le Parc Mauresque : des jardins plantés d’espèces rares, orangers et aloès, offrent une très belle vue sur Arcachon. Trocadero, Graigcrostan, Teresa ou Vincenette, autant de villas qui témoignent du passé glorieux de la Ville d’Hiver. Depuis l’élégante tour-observatoire Sainte-Cécile, véritable petit chef-d’œuvre d’architecture métallique, on aperçoitla villa Tolédo, la somptueuse villa Brémontier et la tourelle-donjon dela villa Faust, devenue château ; un foisonnement de corniches, d’encorbellements, de balcons aux ajours ciselés. Le bois travaillé comme de la dentelle s’entrelace autour des fenêtres et des bow-windows.

De tous côtés s’élèvent de nouvelles villas : chalets suisses, pavillons mauresques, manoirs gothiques, demeures coloniales.

La construction au XIXème siècle d’une ville nouvelle, conçue comme " un parc urbain " où l’utilisation de la topographie naturelle du site, un cordon dunaire, et les préoccupations médicales de l’époque, la phtisie, privilégient les allées courbes brise-vent.

Souvenir d’une opération immobilière menée en 1860 par les banquiers Emile et Isaac Pereire, sur ces dunes, le monde médical et celui des affaires ont fait naître un véritable sanatorium ouvert. Le monde élégant s'y presse. La venue de Napoléon III provoque un engouement de l'aristocratie et de la bourgeoisie pour la Ville d'Hiver.

Il est souvent difficile de réaliser des photos car ces petits palais étant souvent cachés par une épaisse végétation.

La Place des Palmiers et son kiosque

kiosque de la Place des Palmiers en Ville d'Hiver à Arcachon
Le kiosque de la Place des Palmiers en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La Place des Palmiers, aujourd’hui dénommée Place Alexander Fleming, en Ville d’Hiver à Arcachon se situe au pied de la dune où est construit la ville d'hiver, coté forêt. La place a été créée en 1891 à l'emplacement de serres et de terrains utilisés par les jardiniers de la ville d'hiver.

C’est Léon Lesca, un richissime homme d'affaires, propriétaire du Grand Hôtel, qui a fait don à la ville du kiosque à musique qui était devant son Hôtel. Ce kiosque a été construit en 1866 dans le jardin du "Grand Hôtel" (aujourd’hui transformé en résidence), en front de mer, place Carnot. En 1894, il a été démonté et remonté Place des Palmiers où vous pouvez l’admirer, toujours solide au poste (car bien entretenu par les municipalités successives) malgré ses … 145 ans !

La place est bordée au nord par la "Promenade des Anglais". Sur la place, rendez-vous des étrangers à la saison hivernale s'élève la pittoresque église anglicane (St Thomas Church), inaugurée en 1878 par l'Archevêque de Londres. L'escalier central de la place fut construit en 1894. Depuis 2006, ce n'est plus une église anglicane, mais une église réformée. Autour de la Place des Palmiers, on y rencontre de superbes villas.

kiosque de la Place des Palmiers en Ville d'Hiver à Arcachon
Le kiosque de la Place des Palmiers en "Ville d'Hiver" à Arcachon

Le Parc Mauresque et son ancien casino

Le Parc Mauresque en Ville d'Hiver à Arcachon
Le Parc Mauresque en "Ville d'Hiver" à Arcachon

Le Parc Mauresque domine la ville. Dessiné dans l’esprit des parcs anglais, ses allées tout en rondeurs et en sinuosité épousent minutieusement les courbes du terrain. Créé sous le Second Empire par la Compagnie des chemins de fer du Midi sur 4 hectares de pins et de sables, il est cédé en 1879 à la commune d'Arcachon. Sa conception primitive a été respectée : successions d'allées courbes où alternent parterres gazonnés, massifs fleuris, arbustes et cascades dans les rochers. A cet ensemble paysager s'ajoutent un petit kiosque du XIXème siècle, un jardin d'enfants, un boulodrome et un théâtre de plein air où se déroulent des animations. Les plantes de toutes espèces prospèrent dans ce jardin : palmiers, métaséquoias, mais aussi des pins gigantesques, des cèdres (déodora, de l'Atlantique), des liquidambars, des ginkgos...une roseraie a été créée en 1987. Le Parc Mauresque c'est aussi un lieu privilégié pour flâner et un passage via l'ascenseur pour accéder en centre-ville. Remplaçant le funiculaire qui permettait de passer de la Ville d'Hiver à celle d'Eté, cet ascenseur mis en service en 1948, vous hausse au coeur du Parc Mauresque.

Le Casino Mauresque (ou Casino de La Forêt) est inauguré en 1863. C’est le monument de la ville qui a le plus contribué à la renommée d'Arcachon.

En été, des tables étaient dressées dehors côté Sud.

En 1913, pour faciliter l'accès à la Ville d'Hiver et donc au casino, un funiculaire a été construit puis il est remplacé, en 1948, par l’ascenseur toujours en service.

En 1974, le Casino Mauresque ferme. Un incendie le détruit, le 18 janvier 1977, dans d'étranges circonstances. Il n'a jamais été reconstruit. Le Casino Mauresque était situé dans le Parc Mauresque, transformé en arboretum depuis 1992.

 

 

Et maintenant, je vous propse une petite visite de quelques unes des belles villas de la Ville d'Hiver... Suivez moi !



La villa "Toledo"

La villa Toledo en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Toledo" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Tolédo" ou "La Dame aux Dentelles" se situe en Ville d’Hiver à Arcachon, allée du Moulin Rouge.

Le gymnase Bertini, construit pour la Compagnie des Chemins de Fer du Midi, en 1862, à coté du bureau des renseignements (Villa Antonina) et du Bazar Universel (Villa Monge) était une construction rustique où l'on prenait des leçons d'équitation et de culture physique.
L'entrepreneur Monpermey, sous le contrôle de l'architecte Paul Régnauld, s'est chargé de la construction de ce bâtiment donnant sur l'espace public et qui ne comportait pas de clôture.
L'édifice possède alors une toiture couverte de chaume et une structure décorative avec rondins, balcons et escalier. Comme la plupart des premières villas construites dans la Ville d'Hiver, le gymnase Bertini peut être considéré à la fois comme une réinterprétation du chalet suisse et une imitation des maisons à pans de bois du XVème siècle.

En 1878, le bâtiment transformé en villa connue sous le nom "Roméo" selon l'Avenir d'Arcachon du 24 février a pour propriétaire Gustave Alaux (1816-1882). Cet architecte départemental dessina pour la Compagnie des Chemins de Fer du Midi le plan de plusieurs chalets en 'Ville d'Hiver' et l'église Notre-Dame d'Arcachon. Il transforma lui-même fort probablement le gymnase en villa...

La construction reste rustique avec sa structure de bois et ses murs en briques. Les modifications les plus marquantes concernent l'escalier, les balcons et une ferme en bois découpé. Le nom de "Tolédo" qui lui est resté, semble lui avoir été donné par le banquier Noël qui avait exercé sa profession en Espagne.

Face au jardin Mauresque, cette villa de style hispanique, à la toiture couverte de tuiles mécaniques, a toujours un petit air exotique avec ses lambrequins de bois découpé et les délicats ornements en remplissage de la charpente. Sa clôture basse en planches avec des poteaux de bois respecte une réglementation du XIXème siècle propre aux clôtures destinées à maintenir en paysage naturel continu et une unité entre les parcelles visibles.

La villa "Teresa"

La villa Teresa en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Teresa" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Teresa" se situe en Ville d'Hiver à Arcachon, allée Rebsomen.

Elle est devenue l'hôtel Semiramis avant d'être transformée en résidence d'appartements très haut de gamme.

Cette villa était à l'origine située sur une des plus grandes propriétés de la Ville d'Hiver. Elle fut construite vers 1882. Son premier propriétaire connu était un artiste peintre irlandais du nom de Lewis.

Elle est de style dit hispano-mauresque. Elle est en pierre de terre cuite alternée avec de la pierre calcaire. A l'intérieur : céramiques décoratives avec scènes aquatiques, paysages et un plafond fleuri.

Elle a failli être démolie vers 1970, largement pillée, ayant été laissée à l'abandon après le décès de son dernier propriétaire en 1928.

Depuis 1980, elle est inscrite à l'ISMH (Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques). 

La villa "Trocadero"

La villa Trocadero en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Trocadero" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

Villa "Trocadéro" se situe en Ville d'Hiver à Arcachon,allée Festal.

Elle a été construite en 1863 par Paul Régnault et s'appela d'abord villa "Graciosa".

En 1900, elle a été habillée de bois ouvragé (lucarne-pignon), le balcon a été arrondi et un escalier central en pierre a remplacé l'escalier latéral d'origine en bois.

C'était le lieu de rencontre de la Colonie Russe d'Arcachon où des fêtes somptueuses avaient lieu régulièrement.

L'hôtel "Regina" et d'Angleterre"

L'hôtel Régina et d'Angleterre en Ville d'Hiver à Arcachon
L'hôtel "Régina" et "d'Angleterre" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

L'hôtel "Régina et d'Angleterre" se situe en Ville d'Hiver à Arcachon, allée Corrigan.

Inauguré en 1881 sous le nom de "Hôtel de la Forêt", il fut agrandi entre 1888 et 1891 par Jules de Miramont, architecte de l'Hôtel Victoria et du Grand Hôtel du Moulleau. Il ne comportait dans un premier temps que la partie centrale, à laquelle on ajouta ensuite les deux ailes symétriques.

Il prit le nom de "Hôtel Régina et d'Angleterre" en 1906. Il accueillit de nombreux hôtes de marque : les Grands Ducs de Russie, des Radjahs, Paul Deschanel, Monet, Cézanne, François Coppée, etc...
Au top du modernisme avec son ascenseur hydraulique, il bénéficiait également d'un splendide jardin d'Hiver.

On le ferma en 1943, puis on le transforma en résidence de luxe pour personnes âgées avant de le reconvertir vers 1990 en résidence touristique pour une chaine de vacances.

C'est ce qu'on appelle un vestige de la Belle Epoque.

La villa "Alexandre Dumas"

La villa Alexandre Dumas en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Alexandre Dumas" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Alexandre Dumas" se situe en Ville d’Hiver à Arcachon, allée Pasteur.

Cette villa, sans doute l'une des plus belles de la Ville d'Hiver, fut construite en 1895 par l'architecte J. de Miramont et l'entrepreneur P. Blavy. Daniel Iffla, son propriétaire, célèbre banquier, philanthrope et mécène, la nommera de son propre surnom "Osiris". Plus tard, vers 1907, elle fut rebaptisée, "Alexandre Dumas".

Très originale, la villa réunit des éléments composites de style hispanique et un belvédère comparable à celui des villas rustiques italiennes. Cet élément architectural, rivalisant avec le donjon de la villa Coulaine domine le paysage environnant et offre une remarquable vue sur le Bassin d'Arcachon.

Alexandre Dumas illustre à merveille la remise de la couleur au goût du jour : celle-ci souligne les bandeaux d'arcatures des baies et les travées composées d'une alternance de briques rouges et vernissées bleu, jaune et vert. Cette floraison décorative est colorée également par des boutons de fleurs en terre cuite moulée.

Dans les niches de la façade se trouvaient des bustes qui témoignaient du goût prononcé d'Iffla Osiris pour la statuaire. Le buste qui surmonte l'entrée, par exemple, est une réplique d'une des figures du "Départ des Volontaires" de l'Arc de Triomphe, oeuvre du sculpteur S. Rude. Le jardin aux essences variées met en valeur la villa. La clôture constituée de grilles ornementées en fer forgé posées sur un mur-bahut et deux magnifiques portails en ferronnerie séparent la villa de l'espace public tout en dévoilant l'architecture du jardin.

Récemment ce remarquable édifice a été restauré par ses propriétaires dans l'esprit qui a prévalu lors de sa construction à la fin du siècle dernier.

La villa Alexandre Dumas en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Alexandre Dumas" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Antonia" ou "Antoine"

La villa Antonia en Ville d'Hiver à Arcachon avec en fond la tour de la villa Faust
La villa "Antonia" en "Ville d'Hiver" à Arcachon avec en fond la tour de la villa "Faust"

La villa "Antonina", aujourd’hui dénommée "Antoine", se situe en Ville d’Hiver, allée du Moulin Rouge.

Mentionnée sur certains plans de la ville déjà en 1865, elle était pourvue d’un belvédère qui n'existe plus de nos jours mais dont l'emplacement est encore visible et remplacé par une petite tourelle en bois.

Elle appartenait à Émile Péreire, elle abritait le bureau du gérant du Domaine d'Arcachon.

La villa Antonia en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Antonia" en "Ville d'Hiver" à Arcachon avec à sa droite une partie de la villa "Faust"

La villa "Faust"

La villa Faust en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Faust" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La Villa "Faust" se situe en Ville d’hiver, allée Faust mais elle est aussi visible depuis l’allée Marie-Christine anciennement allée d’Espagne.

La villa fut construite en 1862 selon les plans de Gustave Alaux pour le compte de la Compagnie du Midi.

Elle fut transformée vers 1879 : le chalet devint château et la tourelle devint donjon.

La villa "Brémontier"

La villa Brémontier en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Brémontier" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Brémontier" se situe en Ville d’Hiver et ferme la perspective de l'allée Faust.

C’est l'une des premières villas de la Compagnie des Chemins de Fer du Midi. Construite en 1863, sur les plans de l'architecte Paul Regnault par les entrepreneurs Salesses et Le Thieur, elle est avec son grand parc et ses bâtiments annexes, écurie et remise, le plus prestigieux "chalet de location", qui accueillit des personnes de haut rang comme Alexis de Rymsky-Korsakoff, maréchal de noblesse, en 1894.

Comme les premières constructions de la Ville d'Hiver, elle réinterprète le type "chalet suisse", en vogue à l'époque, avec son plan rectangulaire et son architecture compacte et fonctionnelle. Les matériaux employés sont les mêmes que ceux des ouvrages de la Compagnie de Chemins de fer : des moellons assemblés avec des joints apparents, de couleur rouge, des parpaings taillés en carrière.

Le guide pratique de Dubarreau d'août 1864, signale qu'elle possède salon, salle à manger, cuisine, 9 chambres de maître, et une chambre de domestique.

La villa a été agrandie et remaniée en 1866. Mais dès l'origine, elle possède trois niveaux d'habitation et une tour de dimension imposante où est logé un escalier. Par suite de la déclivité du terrain, deux chambres sont en rez-de-jardin et celles des domestiques en soubassement. Les grands balcons couverts permettaient aux malades de respirer l'air des pins. Le confort s'améliore au fil des années ; simplement chauffée par des cheminées, la villa est dotée vers 1898 d'une salle de bains près de la cuisine, de six cabinets de toilette, d'une salle pour le repassage et d'une pour le billard.

L'escalier extérieur monumental, modifié en 1907 donne sur le parc où l'on rencontre plusieurs essences d'arbres, palmiers, negundos, chênes pédonculés, robiniers, cèdre, pin maritime, épicéa et marronnier.

La villa "Calypso"

La villa Calypso en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Calypso" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Calypso" se situe en Ville d'Hiver, allée Jean Hameau.

C’est une belle arcachonnaise caractérisée par un très bel épi de faîtage et une architecture "brique et pierre".

La villa Calypso en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Calypso" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Carmen"

La villa Carmen en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Carmen" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Carmen" se situe en Ville d'Hiver, allée Lalesque (ex-allée Carmen).

C’était une pension de famille de premier ordre. L'arrière de son grand terrain est mitoyen du "Grand Hôtel Régina".

Isabelle II d'Espagne y descendit en 1880. La villa appartenait à l'époque à Monsieur Hennon, conseiller municipal. Paul Doumer (futur Président de la République assassiné en 1932) y vint en vacances avec sa famille en 1889.

Elle est maintenant transformée en copropriété.

La villa "Coulaine"

La villa Coulaine en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Coulaine" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Coulaine" se situe en Ville d’Hiver, allée Faust.

D’après des écrits remontant à 1888, ce fut le Baron de Coulaine qui éleva le premier une tour belvédère à sa villa rappelant celle de son château de Beaumont-en-Véron (Indre et Loire, château que Rabelais évoque dans son roman Gargantua).

Aujourd'hui, elle est visiblement laissée à l'abandon par son ou ses propriétaires.

La villa Coulaine en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Coulaine" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Diane" ou "Navarra"

La villa Diane devenue Navarra en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Diane" devenue "Navarra" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Diane" se situe en Ville d'Hiver, à gauche l’allée Jean Hameau, à droite l'allée Fernand Lalesque.

Cette villa devenue copropriété s'appelle désormais "Navarra".

Louise, une des filles du poète José Maria de Hérédia y séjourna en 1911 avec son mari Pierre Louÿs.


La villa "Germaine -Angèle"

La villa Germaine-Angèle en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Germaine-Angèle" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Germaine-Angèle" se situe en Ville d'Hiver, allée des Dunes.

C’est une belle arcachonnaise dont l'architecte fut Ormières.

La villa "Giroflé"

La villa Giroflé en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Giroflé" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Giroflé" se situe en Ville d'Hiver, angle allée du Moulin-Rouge et allée Bouillaud, en face du Parc Mauresque.

Cette villa doit peut-être son nom à l'opéra "Girofle Girofla" de Charles Lecoq (1832-1918), habitué d'Arcachon. La première représentation à Arcachon de Girofle-Girofla eut lieu en septembre 1883 au Casino Mauresque (aujourd’hui disparu dans un incendie et qui a laissé place au Parc Mauresque).

A remarquer, sur cette villa: la gargouille et l'écu blasonné.

L'architecte Pugibet la construisit en 1883 en style gothique pour son premier propriétaire Monsieur Hennon.

En 1898, elle fut équipée d'une salle de bains au premier étage, ce qui constituait la pointe du progrès, les pièces humides étant reléguées à cette époque au sous-sol ou au rez-de-chaussée.

La villa "Craigcostan"

La villa Craigcostan en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Craigcostan" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Craigcostan" se situe en Ville d’Hiver sur un immense terrain qui donne, à la fois, sur l'allée Faust, l'Allée Brémontier et l'Allée d'Espagne (devenue allée Marie Christine).

Cette villa de style néo-palladien fut construite par un architecte anglais

Elle fut le lycée d'Arcachon du début de la seconde guerre mondiale à 1949, date de l'ouverture du lycée climatique, pouvant accueillir plus d'élèves et situé également en ville d'hiver.

Villa "La Rochefoucauld"

La villa La Rochefoucauld en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "La Rochefoucauld" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "La Rochefoucauld" se situe en Ville d'Hiver, allée du Docteur Lalesque (ex-allée Carmen).

Son nom fut d'abord "Fiametta", puis "Malvirade", la mal tournée.

C'était la pharmacie franco-anglaise, on y trouvait des spécialités des deux pays et même des spécialités américaines. Elle devint bibliothèque où l’on y parlait français, anglais, allemand et russe. On raconte même que, tuberculose oblige, les livres étaient désinfectés au formol.

"La Rochefoucauld" a été modifiée et reste très bien entretenue.

La villa La Rochefoucauld en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "La Rochefoucauld" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Marguerite"

La villa Marguerite en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Marguerite" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Marguerite" se situe en Ville d'Hiver, allée Faust.

Les plans ont été dressés par Gustave Alaux en 1862. C'est l'entrepreneur testerin Jean Monpermey qui en assura la construction pour la Compagnie du Midi.

Elle comptait parmi les premières villas locatives de la Compagnie du Midi.

Cette villa est très différente du bâtiment d'origine, qui, vers 1865, ressemblait plus à un chalet. En 1876, son nouveau propriétaire, un Hollandais la suréleva d'un étage et l'enrichit d'éléments en bois découpés, balcon, pignon, etc…

A partir de 1880, elle accueillit à plusieurs reprises le compositeur Claude Debussy (1862-1918) et se trouve donc, en toute logique, allée Faust. Pour l’histoire, Achille-Claude Debussy, âgé de 18 ans, est recommandé auprès de la baronne Von Meck pour donner des leçons de piano à ses filles. Cette aristocrate russe choisit de résider à Arcachon durant l’été 1880 dans la villa "Marguerite". C’est le premier des trois séjours que le musicien effectuera au bord du Bassin d’Arcachon. Peut-être le plus important car c’est à cette période qu’il décide de devenir compositeur et trouvera dans la contemplation de l’eau une source d’inspiration. Il reviendra en 1904 pour un séjour avec sa future épouse Emma Bardac, dans la villa éponyme de sa maîtresse. En 1916, gravement malade, il s’installe au Grand Hôtel du Moulleau, pour son troisième séjour, à la recherche, sans doute, d’un apaisement que lui apporterait le Bassin dans son arrière-saison et aussi en quête d’une villégiature pour guérir sa fille "Chouchou" atteinte de diphtérie.

La villa "Les Orchidées"

La villa Les Orchidées en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Les Orchidées" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Les Orchidées" se situe en Ville d'Hiver, face à la Place des Palmiers, Promenade des Anglais.

D'abord premier propriétaire (Prérinelle) lui donna le nom de Villa "Esterhazy" en 1882 puis Albert Expert, en 1898, la renomma "les Orchidées".

Cette villa est caractéristique de l'architecture du XVIIème siècle : volumes cubiques, combles brisés percés de mansardes (mansarde centrale coiffée d'un fronton, les deux autres symétriques étant flanqués de linteaux cintrés, pour soutenir la maçonnerie).

Après sa sortie de prison en 1923 (intelligence avec l'ennemi), Joseph Caillaux s'exila dans cette villa. Il y accueille tout ce que Paris compte de ministres, futurs ministres, sénateurs et députés. Il sera Ministre des Finances en 1925 (gouvernement Painlevé).

De nos jours, cette villa est devenue une copropriété.

La villa "Sémiramis"

La villa Sémiramis en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "Sémiramis" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "Sémiramis" se situe en Ville d'Hiver, allée Sémiramis.

Cette jolie villa qu'on désigna sous le nom de "La Maison des Petits" recevait les enfants délicats. Quelques chambres étaient réservées aux parents visitant leurs enfants.

Aujourd'hui, c'est une copropriété d'appartements, comme la plupart des anciennes villas de la Ville d'Hiver 

La villa "St Arnaud"

La villa St Arnaud en Ville d'Hiver à Arcachon
La villa "St Arnaud" en "Ville d'Hiver" à Arcachon

La villa "St Arnaud" se situe en Ville d’Hiver, passage des Chênes (voie sans issue), derrière l'église Notre-Dame.

La veuve du Maréchal de Saint-Arnaud (vainqueur de la bataille de l'Alma en Crimée le 14 septembre 1854) avait ses quartiers d'hiver dans ce chalet.

En été, elle résidait à l'Alma, boulevard de l'Océan, où elle eut l'occasion de recevoir la visite de l'Empereur Napoléon III.

Louise-Anne-Marie de Trazegnies, née le 10 novembre 1816 à Ittre (Belgique) mourut à la Villa Saint-Arnaud le 10 janvier 1905.

La villa Saint-Arnaud située en altitude bénéficiait d'une vue exceptionnelle sur le Bassin. On y accède par l'allée Jacques Monod anciennement allée des Chênes.

L'ancienne usine d'eau potable de la Compagnie Générale des Eaux

Ancienne usine d'eau potable de la Compagnie Générale des Eaux en Ville d'Hiver à Arcachon
L'ancienne usine d'eau potable de la Compagnie Générale des Eaux en "Ville d'Hiver" à Arcachon

Sur les hauteurs d’Arcachon, en Ville d’Hiver, face à la forêt domaniale, avenue Victor Hugo, l’ancienne usine de traitement des eaux de la Compagnie Générale de Eaux, construite en 1884 (sous le règne de Napéleon III qui concéda à la Compagnie Générale des Eaux ses fonctions de fermier du réseau d’eau potable de la ville, fonctions toujours en vigueur en ce jour), usine qui fonctionna jusqu'en 1984.

En 2009, cet ancien bâtiment est transformé en hôtel-restaurant de grand standing.

Et bien d'autres villas au passé tout aussi prestigieux...

"Le Moulleau"

Plage du Moulleau à Arcachon depuis la jetée, Bassin d'Arcachon
Plage du Moulleau à Arcachon depuis la jetée

Le quartier du Moulleau est quant à lui un village dans la ville.

Aux portes du Pyla, le Moulleau, quartier " jeune " de par son histoire, a gardé un habitat dispersé où chaque villa possède son jardin ou son parc. Au pied de la petite église Notre- Dame-des-Passes, érigée sur une dune, s’étire l’artère principale du Moulleau, rue piétonne riche de loisirs et d’animations très prisées en été. La plage est au bout de la rue.

Sur le front de mer, un authentique canon témoigne de l'existence d'un dispositif de défense de la côte contre les anglais à la fin du XIXème siècle.

Le soir, les terrasses des cafés s’animent au rythme des concerts de jazz. Le village est en fête. Expositions, foires locales, défilés de vieilles voitures, autant d’animations et de manifestations qui ponctuent la saison estivale.

La plage, le front de mer et sa jetée

L'église Notre-Dame des Passes

L'église Notre-Dame des Passes au Moulleau à Arcachon, Bassin d'Arcachon
L'église Notre-Dame des Passes au Moulleau à Arcachon

L'Eglise Notre-Dame des Passes au quartier du Moulleau à Arcachon a été édifiée au sommet d'une dune et fut d'abord la Chapelle d'un Couvent de Dominicains. Construite en 1863 dans le style grec orthodoxe par l'architecte Michel-Louis Garros en souvenir des églises byzantines que les pères avaient connues en mission, cette chapelle fut agrandie en 1928 et devint Eglise Paroissiale. Depuis sa restauration en 1993, l'intérieur de l'édifice apparaît aujourd'hui dans toute sa splendeur. Retrouvés enfin tels qu'à leur origine les anges, en fresques ou en médaillons, qui ornent le choeur ou la nef, également reconstituées les couleurs pastels des arceaux de voûtes, et entièrement recomposé et peint le dôme du choeur.

Les deux groupes d'anges en prière derrière l'autel sont les copies d'un tableau de Fra Angelico "Le Jugement dernier". Ces personnages sont de la plus récente facture picturale de l'église (1928) et totalement inspirés de la Renaissance.

Comme eux les anges des médaillons qui entourent l'autel ont une attitude souple et gracieuse et, plus qu'adorateurs, ils font office d'instructeurs. Sans compter que certains textes en latin qui les accompagnent ne sont pas dénués d'humour. On peut traduire : "La Coupe de sang pour les déprimés", et "Le Pain et l'Eucharistie pour les neurasthéniques". Texte plus sérieux et plus solennel autour du dôme : "Visite, Seigneur, cette maison et chasse les pensées mauvaises de l'ennemi. Tes Saints Anges habitent ici, qu'ils nous gardent en paix".

Notre Dame des Passes abrite la "Vierge de l'Avent", qui représente l'un des trois spécimens de la Vierge en état de grossesse existant en France.

Au gré des rues

Couchers de soleil sur Arcachon et le Bassin

Et l'on ne peut quitter Arcachon sans admirer ses sublimes couchers de soleil...

Coucher de soleil en front de mer au quartier de Péreire à Arcachon (Bassin d'Arcachon)
Coucher de soleil en front de mer au quartier de Péreire à Arcachon (Bassin d'Arcachon)
Coucher de soleil en front de mer au quartier de Péreire à Arcachon (Bassin d'Arcachon)
Coucher de soleil en front de mer au quartier de Péreire à Arcachon (Bassin d'Arcachon)
Coucher de soleil en front de mer au quartier de Péreire à Arcachon (Bassin d'Arcachon)
Coucher de soleil en front de mer au quartier de Péreire à Arcachon (Bassin d'Arcachon)

 

 

 

La quasi totalité de ces photos ont été prises en période hivernale car je préfère la tranquilité de cette période hors de l'agitation estivale pour des photos en toute quiétude, sans promeneur, ce qui donne l'impression d'être "seul au monde".