Carte de situtation du territoire de Xareta
Carte de situtation du territoire de Xareta
Stèle de Xareta
Stèle de Xareta

 

Xareta est une association loi 1901 de droit français datant du 13 septembre 2004, regroupant 4 villages de part et d'autre de la frontière: Ainhoa, Sare, Urdazubi-Urdax et Zugarramurdi.

Le pays de Xareta, zone de quelques kilomètres carrés, forme depuis toujours un bassin de vie commun de part et d'autre de la frontière autour des villages d'Urdazubi-Urdax, Zugarramurdi, Ainhoa et Sare. Le territoire est idéalement situé puisqu'il est au pied des montagnes et à quelques kilomètres de la mer. Loin d'être uniquement un regroupement de communes, Xareta possède une forte identité culturelle, grâce aux liens de ses habitants, qui dépassent les frontières.

 

Après la déclaration de guerre entre la France et l'Espagne en mars 1793, et à la suite de la déroute militaire de Sare, un décret d'internement fut pris à l'encontre des Labourdins, qualifiés de "faiseurs de prières" et soupçonnés d'être des espions au service de l'Espagne.

Environ 4000 personnes de Sare, Souraïde, Ainhoa, Itxassou et des environs furent déportés. Après la chute de Robespierre, les survivants purent regagner leur village et retrouver leurs biens.

Xareta, qui signifie "Vallée boisée", fut donné au territoire par l'abbé J.-M. de Barandiaran, éminent ethnologue qui étudia la région dans les années 40. Aujourd'hui, Xareta abrite un patrimoine historique et culturel exceptionnel.

 

A la fin des années 1990, Xareta a lancé une étude sur la valorisation de la démarche collective de leur territoire qui inclut désormais le village d'Ainhoa pour signer en 1999 d'un plan d'actions commun. Depuis 2002 et la signature d'une convention de coopération transfrontalière reconductible annuellement, c'est dans un cadre officiel que s'exerce la collaboration des communes basques sur des compétences désormais élargies au développement économique (agriculture, économie pastorale et promotion culturelle et touristique), aux transports et communications, aux infrastructures, à l'environnement et à l'aménagement du territoire.

Les premières conséquences furent la mise en place d'une commission chargée de rédiger un plan d'actions et d'en suivre les projets, et la création d'un fonds géré par le biais d'un compte bancaire commun. Les premiers résultats des travaux entrepris furent la modernisation de l'éclairage des grottes de Sare, la rénovation de la maison des sorcières à Zugarramurdi et des stèles funéraires à Ainhoa.

Ces résultats plus qu'encourageants dans les domaines culturels et touristiques ont conduit les élus du territoire à réfléchir sur un élargissement de leur collaboration qui passe par la constitution d'une structure institutionnelle. C'est en décembre 2003 que la Convention Spécifique Pays Basque, après consultation de tous les acteurs, a présenté ses travaux en proposant pour Xareta un cadre juridique avec la mise en place d'une association loi 1901 de droit français dont la souplesse permet à la fois d'embaucher du personnel, d'intégrer des institutions de différents pays et de gérer un compte en banque commun. Elle a également préconisé différents scénarios de financements pour l'embauche d'un animateur, la constitution d'un programme d'actions et une proposition de fonctionnement interne. 

Ce sont sur ces bases que les élus de Xareta poursuivent leurs projets transfrontaliers en cours : création d'excursions à travers des Chemins de Saint-Jacques, valorisation du monastère d'Urdax, création d'une école trilingue, d'une radio locale, mise en place d'une collecte des ordures, coordination d'un réseau d'urgences médicales ou la promotion du territoire par un événement annuel "Xareta Eguna".

 

Pottok, petit cheval typique basque, dans un pré sur le territoire de Xareta (Pays Basque)
Pottok, petit cheval typique basque, dans un pré sur le territoire de Xareta (Pays Basque)
Aïnoha, la rue principale : maisons basques et commerces, Pays Basque français
Aïnoha, la rue principale : maisons basques et commerces (Pays Basque français)

 

Aïnhoa est un magnifique petit village (environ 600 habitants), labélisé "Plus Beaux Villages de France".

Ainhoa est un village bastide à la limite de la province du Labourd (Pays Basque Nord) et de la Navarre. Il fait partie du Pays Basque Français (64) et du territoire de Xareta avec le village de Sare et les deux villages espagnols de Zugarramurdi et d’Urdazubi-Urdax.

Situé sur une des routes de Saint Jacques de Compostelle, Aïnhoa vous laissera le souvenir d'une grande sérénité et d'une atmosphère authentique.

 

Edifiées entre le XVIème et le XVIIIème siècle pour la plupart, les demeures labourdines sont superbes et dans un état remarquable. Les maisons d'Ainhoa sont de style labourdin (façades à colombages ombragées par l'avancée du toit, pentes de toitures égales, profondeur importante) en majorité du XVIIème siècle. Les façades sont orientées à l'Est-Sud Est. Ainsi, les maisons situées à l'Est de la rue ont  leurs façades côté jardin, et celles situées à l'ouest côté rue. Ceci se confirme par l'existence de balcons sur les façades "arrières" des maisons situées côté Est. Un fronton s'appuie sur le cimetière entourant l'église. Un lavoir (fontaine Alhaxurruta), toujours présent entre le bourg. Le village fut remarqué par Napoléon III et Eugénie lors d'une excursion le 23 septembre 1858.

 

L'artisanat tient une grande place à Aïnhoa ce qui permet de découvrir de nombreuses expressions du savoir-faire Basque.

 

La pelote basque est pratiquée aufronton du village ainsi qu'au fronton couvert "Ur Hegian".

 

La forêt d'Ainhoa, d'une surface de 431 ha et d'un périmètre de 20 km, est une forêt pastorale, classée en zone montagne. Chevreuil, lièvres, sangliers, lapins et oiseaux migrateurs constituent l'essentiel de la faune sauvage. Brebis, pottok (petit cheval basque), bestiso (vache sauvage), chèvres et vaches circulent et pâturent dans la forêt. La lande ou touya, la chênaie à chêne pédonculé et les reboisements récents (résineux et chêne rouge d'Amérique) constituent les trois grands types de peuplement végétaux

 

Aïnhoa fait partie du pays de Xareta qui regroupe 4 villages de part et d'autre de la frontière: Ainhoa, Sare (France), Urdazubi-Urdax et Zugarramurdi (Espagne).

Enfin, Aïnhoa est une étape gastronomique très appréciée de par la qualité de ses restaurants et hôtels-restaurants.

 

Aïnoha, vieille maison basque datant de 1733 avec, sur le haut de porte, l'historique des familles résidentes, Pays Basque français
Aïnoha, vieille maison basque datant de 1733 avec, sur le haut de porte, l'historique des familles résidentes (Pays Basque français)
Aïnoha, le fronton, maisons, commerces et l'église Notre Dame de l'Assomption en fond (Pays Basque français)
Aïnoha, le fronton, maisons, commerces et l'église Notre Dame de l'Assomption en fond (Pays Basque français)

L'église Notre Dame de l'Assomption et le cimetière

Aïnoha : l'église Notre Dame de l'Assomption, l'autel et les balcons latéraux (Pays Basque français)
Aïnoha : l'église Notre Dame de l'Assomption, l'autel et les balcons latéraux (Pays Basque français)

 

L'église Notre Dame de l’Assomption, bâtie au XIIIème siècle, fut modifiée à de nombreuses reprises jusqu'au XIXème siècle. La Nef et le chœur de l'église, dans leur partie inférieure, peuvent être qualifiés de style roman et datés du XIIIème siècle, période de la construction d'Ainhoa. L'édifice fut probablement modifié au XVIème siècle. De 1640 au début du XVIIème siècle (cadran solaire - 1725), l'église est surhaussée et couverte par une nouvelle toiture; à l'intérieur elle reçoit les galeries à balustre et à l'extérieur son élégant clocher-porche sur plan carré. Transformée en magasin à fourrage après la révolution, elle a été réouverte au culte en 1801. En 1823, le clocher reçoit sa flèche octogonale en ardoise et l'intérieur (nef et choeur) acquiert son aspect actuel. Au XXème siècle, quelques interventions plutôt malheureuses sont à noter et à oublier. Depuis 2001, des travaux de restauration sont en cours, grâce aux aides financières de l'Etat et du Conseil Général. Lorsque vous y pénétrez, déposez une pièce de 1€ dans le tronc placé à l’entrée et là c’est un véritable enchantement : illumination totale de l’église au son de chants basques ! Elle est classée par Monument Historique depuis 1996 pour son décor intérieur.

 

Le cimetière autour de l'église recèle desstèles discoïdales ettabulaires, funéraire basque, des XVI, XVII, XVIIIème siècles. Les monuments standardisés de granit poli des années 1960 viennent maintenant s’y mêler. Depuis quelques années, un courant se dessine pour découvrir l'humble simplicité d'une matière qui n'est là que pour manifester l'esprit face au mystère de la mort. Ainsi réapparaissent les stèles discoïdales, d'origine préchrétienne, qui donnent lieu à des analyses très diverses.

 

Sare et ses vieilles maisons basques dans une ruelle, Pays Basque français
Sare et ses vieilles maisons basques dans une ruelle (Pays Basque français)

 

Sare est classé et labellisé parmi les "Plus beaux villages de France". Il est situé à environ 14 km de Saint Jean de Luz, à l’intérieur des terres basques françaises. Actuellement, sa population est d’environ 2200 habitants.

A 30 km de la frontière avec la Navarre d’Espagne, l’histoire du village a été très fortement influencée entre les royaumes de France et d’Espagne de par son implantation géographique.

Sare a été longtemps considéré comme la capitale de la contrebande au Pays Basque.

 

A Sare, "Saran Astia" (traduction : on a le temps) affirme le vieux proverbe. Le temps de respirer à la fois l’air du large du côté de la mer si proche, vaste éventail ouvert sur le lointain, et l’air d’herbes et de forêts des premières collines pyrénéennes, cadre rassurant qui consacre le mariage entre terre et eau, évasion et enracinement.

Autrefois ? … C’est le mystère car les archives ont été détruites sous la Révolution.

Hier : c’est le XVIème siècle, qui date du domaine d’Ibarla où naquit un conseiller d’Henri IV.

Le XVIIème siècle qui vieillit l’église ou reste gravé sur les maisons basques, lisible encore sous les armoiries de la mairie "Concédées à la commune de Sare par Louis XIV en 1693, en reconnaissance du courage et de la fidélité de ses sujets".

 

"Temps et tant" de célébrités : Napoléon III et l’impératrice Eugénie, Edouard VII et Winston Churchill, Pierre Loti et Luis Mariano, le curé-écrivain Pédro Axular et l’anthropologue Barandiaran… Tous aimaient l’authenticité Basque du village de Sare. A Sare, on bénéficie aussi du temps ancien.

 

Le relief ne privilégie-t-il pas de village "océanique" distant seulement de 8 km de l’Atlantique à vol d’oiseau, posé délicatement dans le nid de verdure qui colore les pieds de la Rhune (905 m, sommet mythique du pays) et l’Axuria (756 m). D’où un site d’une rare beauté, encerclé d’autres pics qui balisent une longue crête franco-espagnole protectrice et passionnante à découvrir. Sare bénéficie ainsi d’un micro-climat particulièrement doux et de circuits de randonnées aussi exceptionnels qu’originaux.

 

A Sare, vous croiserez aussi, au détour d’une route ou d’un chemin, au milieu d’un quartier ou au sommet des montagnes, une de ses nombreuses chapelles ex-voto. Les ex-voto marins de Sare sont une particularité. En effet, loin des offrandes traditionnelles (tableaux de naufrage, maquettes de navires), les familles des marins faisaient construire des sanctuaires que l'on appelle "chapelles" en vue de la protection des leurs. C'est ainsi que l'on dénombre pas moins d'une quinzaine de sanctuaires pour la seule ville de Sare. Mais ces chapelles votives n'étaient pas seulement érigées pour la protection des marins, elles l'étaient aussi pour bien des souhaits. Aussi les Pyrénées-Atlantiques possèdent-elles un riche patrimoine ex-voto construit.

 

Comme déjà indiqué plus haut, à Sare, on a le temps, "Saran Astia"… Tous les temps, du passé au présent !

 

Face à la mairie, le fronton "Temple à ciel ouvert", inséparable du microcosme basque. De cette place, partent des routes bordées de platanes centenaires qui relient d’innombrables fermes à colombages, groupées en une dizaine de hameaux, tel celui de Ihalar avec ses maisons fin du XVIème siècle, début XVIIème et sa chapelle Sainte Catherine fondée en 1481, ainsi que celui de Lehenbiscay et celui de Ioro remarquable pour ses maisons rurales ainsi qu’un chapelet d’oratoires semés ça et là… autant de prières.

Un document de 1505 donne la liste de 81 maisons anciennes.

 

Ce paysage est dominé par la rude masse des roches de la Rhune, montagne mythique du pays, domaines des vautours et des "pottok" (petits chevaux sauvages du pays).

Le pottok ou pottock est une race de poney vivant principalement à l'ouest du Pays Basque, dans les Pyrénées. D'origine très ancienne, il présente des ressemblances morphologiques avec les chevaux des peintures rupestres de la même région. Utilisé pendant des siècles par les habitants du Pays basque pour divers travaux d'agriculture, il fut également mis au travail dans les mines.

Pottok signifie "petit cheval" en basque, et se prononce "pottiok".

 

Ne pas quitter Sare sans admirer l’église Saint-Martind de Sare, les grottes de Sare et ses musées, ni sans gravir La Rhune avec le petit train à crémaillère.

 Maison basque à Sare, Pays Basque français
Maison basque à Sare (Pays Basque français)
Chapelle votive en bordure d'un chemin à Sare (Pays Basque français)
Chapelle votive en bordure d'un chemin à Sare (Pays Basque français)

L'église Saint-Martin de Sare et le cimetière

L'église Saint-Martin de Sare avec son cimetière avec ses tombes aux stèles basques et le Monument aux Morts, Pays Basque français
L'église Saint-Martin de Sare avec son cimetière avec ses tombes aux stèles basques et le Monument aux Morts (Pays Basque français)

C’est une des plus belles églises du Labourd. Elle fut agrandie au début du XVIIème siècle sous la cure de P. Axular (1601-1644), célèbre écrivain auteur de "Gero" (Après), chef-d'oeuvre littéraire grâce auquel il a "élevé la vieille langue basque au niveau des autres". Sa sépulture se trouve à l'intérieur de l'église, ainsi qu'une plaque apposée par le Prince Louis Lucien Bonaparte.

Le clocher fut surélevé en 1765. Il porte, à côté de son l'horloge, l’inscription : "Oren guziek dute gizona kolpatzen azkenekoak du hobirat egartzen" qui signifie "Toutes les heures blessent l’homme, la dernière l’envoie au tombeau".

Jusqu'en 1804, les corps étaient inhumés dans l'église où l'on trouve des dalles avec l'inscription " Jarlekua " (emplacement du siège) précédée du nom de la maison. Le choeur abrite cinq autels à rétables, trois étages de galeries.

A côté de l’église, se trouve le cimetière avec ces stèles discoïdales et tabulaires, funéraire basque.

 

L'église Saint-Martin de Sare, le clocher avec son inscription qui signifie "Toutes les heures blessent l’homme, la dernière l’envoie au tombeau", Pays Basque français
L'église Saint-Martin de Sare, le clocher avec son inscription "Oren guziek dute gizona kolpatzen azkenekoak du hobirat egartzen" qui signifie "Toutes les heures blessent l’homme, la dernière l’envoie au tombeau" (Pays Basque français)

Les grottes de Sare

Les grottes de Sare, Pays Basque français
Les grottes de Sare (Pays Basque français)

Sare possède un très important patrimoine archéologique de 5 grottes préhistoriques : Lezea, Urio Gaina, Urio Behera, Leze ttiki, Faardiko harria.

Les grottes de Sare ne sont pas une découverte récente... De tous temps elle a été habitée ou occupée.

Un long réseau de galeries, creusé par l'érosion dans la roche calcaire a permis aux hommes d'y trouver refuge. Des débris d'os ainsi que des outils de silex, retrouvés dans la grotte, ont pu être datés du Périgordien, c'est à dire 20.000 ans avant J.C. 

Plus tard, elle servit d'abri pendant les guerres, de lieu de passage et d'échange dans cette zone frontalière, ou encore d'accueil pour les Akelarre(réunions nocturnes mystérieuses)...

 

Les grottes de Sare n'ont pas seulement servi d'abris aux humains, mais aussi... aux ours des cavernes qui hibernaient dans la cavité il y a plus de 10.000 ans !

Aujourd'hui, les chauves-souris sont des mammifères plus que jamais installés au sein de la cavité. En collaboration avec le CREN (Conservatoire Régional des Espaces Naturels) et le GCA (Groupe Chiroptère Aquitaine), le site des Grottes de Sare, référencé comme un habitat d’intérêt international pour les nombreuses espèces de chauves-souris qui y séjournent, est particulièrement suivi. Un documentaire vous est d’ailleurs proposé lors de la visite de la grotte : à ne surtout pas manquer.

 

Les Grottes de Sare sont de retour dans le paysage touristique avec un parcours de visite entièrement refait. Une heure de visite en son et lumière pour découvrir les origines et la mythologie du Pays basque dans une grotte à la géologie atypique.

Aujourd’hui, seule la grotte de Lezea est ouverte au public.

 

Jusqu’au XIXème siècle, avant de s’aventurer dans cette imposante carvene, dans cette antre magique dont la profonde obscurité fait frissoner, il ne fallait pas oublier de se munir d’un solide bâton pur soutenir ses pas et de nombreux flambeaux pour les guider. 

 

De nos jours, l’aménagement des Grottes de Sare se distingue par son originalité et sa qualité. L’intervention de plusieurs groupes d’ingénieurs, artistes, techniciens, préhistoriens, historiens, Basques et non Basques a permis la pérennisation de ce patrimoine ancestral. La visite de la grotte est orchestrée grâce à un nouveau son et lumière employant des technologies utilisées pour la première fois dans le monde souterrain. De plus, la refonte totale du parcours de visite permet de découvrir la cavité avec un œil nouveau et de mettre en valeur des lieux peu exploités jusqu’à aujourd’hui.

Le parcours d’environ 900 m est facile, accessible à tous, grâce à un cheminement entièrement dallé.

Le nouveau scénario de visite a été centré autour de 3 thèmes principaux : la formation géologique de la cavité, la mythologie et les croyances populaires au Pays Basque et l’origine du peuple basque, le tout mis en valeur en son et lumière rythmé par la "Txalaparta", instrument de percussion séculaire basque.

 

Originaire d'Ataun (province du Guipuzkoa en Pays Basque Sud), JM de Barandiaran fut l'un des plus grands anthropologues de son temps. Durant 15 ans, il se réfugia à Sare. Ce village devint une prédilection pour ses recherches. La visite guidée des Grottes de Sare lui est aujourd'hui dédiée pour toute une vie consacrée à la mémoire des basques.

 

Chaque année, la grotte de Lezea accueille plus de 100 000 visiteurs.

 

Un sentier pédestre dit "des contrebandiers" animé par des bornes parlantes relie la grotte de Lezea à celle de Zugarramurdi en Navarre (Espagne) aussi appelée "Grotte des Sorcières". Ce sentier rappelle que Sare fut longtemps considéré comme "capitale de la contrebande", activité politiquement appelée "travail de nuit" (gauazko lana).

 

Attenants aussi à la grotte pour compléter la visite :

 - Le Musée de la Préhistoire où sont exposés les outils en silex, les ossements humains et d’animaux découverts dans la grotte. Une place importante est consacrée aux travaux de l’éminent préhistorien et ethnologue basque, Barandiaran (1889-1991) qui résida longtemps à Sare.

- Le Parc Archéologique : le territoire de Sare possède un patrimoine archéologique de 31 dolmens, 5 tumulus, 4 cromlechs et 2 menhirs. Le parc présente des reconstitutions scientifiques contrôlées de ces momnuments.

Le petit train à crémaillère de La Rhune

Le petit train à crémaillère de Sare arrive en gare, Pays Basque français
Le petit train à crémaillère de Sare arrive en gare (Pays Basque français)

C’est de la gare située au col de Saint Ignace que le petit train commence son ascension de 30 mn pour atteindre le somme de La Rhune.

Durant cette ascension, on découvre un paysage somptueux au milieu d’une nature sauvage, des moutons, des pottoks et des vautours.

Au sommet, des ventas espagnoles, à la fois auberges traditionnelles et boutiques de souvenirs permettent de se restaurer tout en admirant, d’un côté, l’un des plus vastes horizons maritimes d’Europe, et de l’autre, les cimes des Pyrénées, la côte Cantabrique et la côte Aquitaine.

 

La gare du petit train à crémaillère de Sare Pays Basque français
La gare du petit train à crémaillère de Sare (Pays Basque français)
Maison au balcon et fenêtres fleuris à Zugarramurdi (Pays Basque espagnol)
Maison au balcon et fenêtres fleuris à Zugarramurdi (Pays Basque espagnol)

 

Zugarramurdi, petit village espagnol, se trouve sur le Territoire de Xareta (Pays Basque).

C’est un village typique aux couleurs basques, aux maisons joliment fleuries et aux boutiques commerçantes très originales.Non loin de la frontière avec la France, et à proximité de la vallée du Baztan, ce village enchanté dont le nom fleure bon la magie et les akelarres (sortes de sabbats) est accroché à flanc de montagne.

Le village est niché au sein d'une nature vert-bleuté, agrémentée par les fermes isolées et les troupeaux de vaches paissant dans les prés.

 

Le charme de ce village est rehaussé par la sobriété des vieilles maisons entourant l'église de la Asunción. L’église de la Asunción du XVIIIème siècle a été construite entre 1781 et 1784. Elle a été partiellement détruite par les troupes françaises en 1793 et reconstruite au XIXème siècle.

 

Et dire que ce joli petit village est réputé pour ses grottes aux sorcières. L'histoire de ces sorcières remonte à l'an 1610 qui connut une de ces vagues périodiques de sorcellerie qui embrasèrent le Pays Basque. Elle s'étendit sur la zone de l'extrême nord-est de la Navarre, voisine de la province du Labourd. C'est ainsi que l'inquisiteur Don Juan Del Valle Alvarado, du tribunal de Logroño fut mandaté pour inspecter cette zone. Il passa plusieurs mois à Zugarramurdi et recueillit de nombreuses dénonciations selon lesquelles près de 300 personnes (sans compter les enfants) furent inculpées pour délits de sorcellerie. Quarante personnes choisies parmi celles qui semblaient les plus coupables, furent emprisonnées et emmenées à Logroño. L'inquisition accusait ces gens d'avoir le diable pour dieu et de célébrer des messes noires. On les accusait aussi de métamorphoses, de provoquer des tempêtes en mer (Zugarramurdi n'est pas très éloignée de la côte Cantabrique et les sorcières étaient accusées de provoquer des tempêtes dans le but que les bateaux entrant ou sortant de Saint-Jean-de-Luz se perdent en mer). On les accusait également de maléfices contre les champs, les bêtes et les gens. Enfin, ces personnes furent accusées d'être vampires et nécrophages. C'est ainsi que les 7 et 8 novembre 1610, les sorcières reçurent leur sentence : 18 d'entre elles furent absoutes ; 12 furent brûlées sur le bûcher dont 5 furent exposées publiquement malgré qu’elles étaient déjà mortes en prison. On infligea aux autres des peines telles que la perte de leurs biens, la réclusion à perpétuité, ou des peines d'emprisonnement limitées. Les personnages importants accusés de célébrer des messes noires à Zugarramurdi furent: Graciana de Barrenetxea et son époux Miguel de Goiburu, respectivement Reine et Roi; Joanes de Etxalar accusé d'être le bourreau exécutant les peines et obéissant aux ordres du diable; Maria Chipia, fameuse maîtresse dans l'art de la sorcellerie; Joanes de Goiburu qui était le txistulari (celui qui joue du txistu) dans les réunions de sorcières; Juan de Sansin qui jouait du tambour. Ces légendes donnent aussi une indication sur les méthodes employées pour effrayer les sorcières et qui consistaient à placer sur la porte des maisons une croix faite de deux petites branches de frêne et de laurier béni ; ainsi, aucune sorcière ne pouvait entrer.

 

De nos jours encore, presque toutes les portes d'entrée du village porte la fameuse croix.

 

Voilà, en résumé, l'histoire de ces grottes et de ce village. Histoire grâce à laquelle Zugarramurdi est reconnu partout, en tant que "Zugarramurdi, le village des sorcières".

Ses commerces fleuris

Commerce au coeur du village de Zugarramurdi, Pays Basque espagnol
Commerce au coeur du village de Zugarramurdi (Pays Basque espagnol)

Ses maisons au fil des ruelles

Maison fleurie au village de Zugarramurdi, Pays Basque espagnol
Maison fleurie au village de Zugarramurdi (Pays Basque espagnol)

L'église de la Asunción

L'église de la Asunción à Zugarramurdi, Pays Basque espagnol
L'église de la Asunción à Zugarramurdi (Pays Basque espagnol)

Chapelle votive au détour d'une ruelle

Chapelle votive au détour d'une ruelle à Zugarramurdi, Pays Basque espagnol
Chapelle votive au détour d'une ruelle à Zugarramurdi (Pays Basque espagnol)

ça et là au village

Troupeau de moutons à l'entée du village de Zugarramurdi, Pays Basque espagnol
Troupeau de moutons à l'entée du village de Zugarramurdi (Pays Basque espagnol)
Le petit village de Uzdazubi-Urdax, Pays Basque espagnol
Le petit village de Uzdazubi-Urdax (Pays Basque espagnol)

 

Urdazubi-Urdax est un minuscule village du Pays Basque Espagnol, situé dans la zone la plus nordique de la province de Navarre et la communauté forale de Navarre, entre la vallée de Bazlan et la frontière française par Dantxarinea. Il fait partie du territoire de Xareta avec le village de Zugarramurdi et les deux communes française de Sare et Ainhoa.

 

C’est un beau village qui s'étend sur 7,8 km² et compte 380 habitants. Il est voué à l’élevage et c’est un passage incontournable du Chemin de Saint Jacques de Compostelle qui part de Bayonne à Pampelune.

 

Le village est tourné vers l’extérieur, avec des sites surprenants, reposants sur une grande tradition culturelle et historique, harmonisant demeures seigneuriales et fermes traditionnelles, berceau de grands personnages de la culture basque, tel que le célèbre prince de la littérature basque Axular.

 

La population est partagée entre le centre ville et cinq quartiers : Alquerdi, Dantxarinea, Landibar, Leorlas et Tejeria.

 

Le visiteur y trouve tranquilité, loisirs et toute la fraicheur fournie, les jours de grand chaleur, par les canaux traversant le village qui, avec les ponts médiévaux de maçonnerie ashlar, sont à l’origine du nom donné à ce beau village, Urdazubi (Eau et Ponts). Il dévouvre également toute l’hospitalité des habitants, tant appréciée par les Rois de Navarre lorsqu’ils venaient passer des séjours parmi les ancêtres du village.

 

La boucherie à Uzdazubi-Urdax (Pays Basque espagnol)
La boucherie à Uzdazubi-Urdax (Pays Basque espagnol)

L'agur jaunak ! chant basque souvent interprété mais rarement de cette façon : un petit frisson va surement vous parcourir !

Traduction : "Agur Jaunak" en Basque signifie "Adieu, messieurs".

Quelques paroles traduites de ce chant :

"Messieurs, adieu,
Adieu à tous.
Nous sommes les fils
Du père Dieu
Lui qui nous aime,
Il nous a crées.
Adieu, messieurs,
adieu !